22 février 2009 - Malgré
plus de 18.000 votants au Consultation d'initiative populaire -
Malgré l'intérêt de la Cité et de la Région tout entière- Malgré
l'engagement des "forces vives" locales, Liège ne déposera pas son
dossier de candidature au titre de Capitale Européenne de la
Culture.
Le bourgmestre ( ou son administration, dont il est le responsable)
a tout fait pour décourager l'expression citoyenne. Les convocations
n'auraient pas été reçues par certains et les autorités communales
ont été jusqu'à annoncer que les personnes sans convocation
n'auraient pas le droit de voter.
Liège, la cité ardente, voit aujourd'hui s'éteindre cette flamme
d'espérance, grâce
au long travail de sape du Conseil communal socialiste et humaniste.
Il faut espérer que la punition ce ce déni se manifestera aux
prochaines élections régionales à Liège, car n'oublions surtout pas
que ces faits sont entièrement imputables au désir de ne pas
déplaire à son excellence le bourgmestre de
Mons, Président du parti socialiste.
D'autre part,
Restons unis
autour de ces merveilleux jeunes liégeois, apolitiques pour la plupart, pour
préparer une riposte à ce refus dictatorial en préparant un Liège
2015, Capitale alternative de la culture !
Une lettre des promoteurs
pour excuser leurs "dysfonctionnements" et
qui appelle à la mobilisation générale des Liégeois, le 22 février 2009
Bien entendu, Liège Culture 2015 se joint à leur appel.
Le 22 février, VOTEZ OUI À
LIÈGE 2015 !
Si Liège rate son coup, ce ne sera pas la
faute de ses citoyens
Madame,
Monsieur,
Nous avons le plaisir de vous communiquer quelques nouvelles concernant le
processus "Liège 2015".
Avant toute chose, si vous n'êtes pas encore au courant, l'information
principale est celle-ci : le dimanche 22 février aura lieu une consultation
populaire. Chaque Liégeoise et chaque Liégeois (codes postaux de 4000 à
4032) de plus de 16 ans (sans condition de nationalité) sera appelé aux urnes
pour répondre à l'unique question : "Voulez-vous que la ville de Liège pose
sa candidature au titre de capitale européenne de la culture en 2015 ?".
Nous faisons appel à vous pour nous aider à faire de cette consultation une
réussite : mobilisez-vous, mobilisez vos proches, vos connaissances à aller
voter le 22 février, avant 13h ! Le taux de participation sera absolument
déterminant pour la suite des événements. Il ne fait pas de doute, en
particulier, que le jury international chargé de procéder à la sélection suit
d'un oeil très attentif ce qui se passe à Liège pour le moment (et comme le
soutien populaire est l'un des trois critères de la sélection, c'est une carte
maîtresse qui pourrait être abattue le 22 février en cas de participation
élevée).
Cela étant dit, nous vous devons quelques explications sur ce qui s'est passé
ces dernières semaines (voir
la revue de presse ou la
chronologie pour les détails). Le moins qu'on puisse dire est que nous avons
cafouillé dans les grandes largeurs. Comme vous le savez, notre objectif, depuis
six mois a été de réunir les 19.000 signatures nécessaires à l'organisation
d'une consultation populaire, ainsi que le permet le "code wallon de la
démocratie locale". Malgré un premier tri des signatures (notamment sur le code
postal, l'âge,...), nous n'étions pas capables de tester avec certitude la
validité de chacune des signatures rassemblées. Il fallait donc une marge de
sécurité, qui a été évaluée par un statisticien à 3000 signatures
supplémentaires, soit un total de 22.000 signatures. Ce chiffre, nous ne l'avons
atteint que le 14 décembre. Le problème, c'est qu'il fallait au moins trois
mois pour organiser une consultation populaire d'initiative citoyenne,
ce qui nous menait après le premier mars, la date limite pour le dépôt
des candidatures.
Pour ne pas tout perdre, nous avons donc fait le choix de chercher
un accord avec le pouvoir politique. Cet accord, rendu public le 16
décembre par un communiqué de presse puis le lendemain par une conférence de
presse, prévoyait, entre autres choses, la création d'une fondation pour les
arts émergents (qui aurait pris place dans le bâtiment, rénové, de "la
dentisterie", sur le site de Bavière), la décentralisation à Liège de la
cinémathèque royale et le maintien d'une activité de création radiophonique à la
RTBF de Liège, ainsi qu'un programme d'événements pour les dix ans à venir. En
échange de ce menu substantiel, nous acceptions de jeter le gant du processus
dans lequel nous étions engagés. Il est utile de souligner que, contrairement à
ce que certains ont avancé, les membres du collectif "Liège 2015" ne
retiraient aucun avantage personnel de cet accord.
Bon nombre d'entre vous ne l'entendaient cependant pas de cette oreille et nous
l'ont fait savoir dans des termes parfois très mordants. Suite aux nombreuses
réactions négatives que nous avons reçues, le choix a été fait de
renoncer unilatéralement à l'accord. Et les signatures ont été déposées
(près de 30.000 au total, dont 22.000, donc, d'habitants de la commune de
Liège). Cette démarche, il faut bien le dire, était un peu désespérée car les
délais étaient devenus trop courts d'environ un mois pour permettre
l'organisation de la consultation populaire d'initiative citoyenne dans
les temps. L'espoir qui nous restait était que le gouvernement de la Communauté
française soit obligé, pour ne pas apparaître comme trop partisan, de rétablir
le délai normal de dix mois entre l'appel à candidatures (publié en septembre)
et la date de remise des candidatures.
Heureusement, un coup de théâtre (supplémentaire) est intervenu le lundi 22
décembre : après des heures de palabres entre ses différents groupes politiques
(et on saluera l'obstination de l'opposition comme la capacité de la majorité à
se remettre en question), c'est à l'unanimité que le conseil communal a voté
l'organisation d'une consultation d'initiative communale (et non plus
d'initiative citoyenne), plus rapide à organiser (un simple vote du
conseil aura suffi), ce qui permettra la tenue de la consultation avant la date
du 1er mars, et plus précisément le 22 février. L'objectif initial est donc
atteint : les citoyens auront l'occasion de se prononcer sur la candidature en
temps utiles. Et le collectif, après une passe difficile, est maintenant
remobilisé sur cet objectif.
De plus, il semble que les autorités de la Ville et en particulier l'échevin de
la culture Jean-Pierre Hupkens sont en train de réunir les moyens nécessaires à
construire un projet donnant des chances à notre candidature de l'emporter.
Une cellule de travail a été mise en place autour de l'échevin et du chef de
cabinet du bourgmestre. La commission culturelle du conseil communal, élargie
pour l'occasion à de nombreux acteurs culturels liégeois, va piloter le travail
qui est maintenant engagé pour de longs mois (la sélection définitive n'étant
prévue qu'en 2010). Ce projet, nous voulons cependant qu'il soit construit de la
manière la plus collective possible. Et, pour cela, nous faisons appel à vous.
Ecrivez-nous, contactez-nous, pour nous dire ce que vous attendez de cette
candidature, pour nous présenter vos idées.
Ajoutons encore que le débat semble bel et bien lancé (ce qui est déjà un
motif de satisfaction en soi). On lira par exemple, sur leurs blogs respectifs,
l'échange entre
Hassan Bousetta, conseiller communal (PS) et
Nicolas Ancion, écrivain et soutien de la première heure du mouvement. On
lira aussi
les explications détaillées données par François Schreuer, sur son blog, au
gros cafouillage des semaines passées.
Enfin et surtout, en ce début d'année, permettez-nous de vous souhaiter une
excellente année 2009. Il reste exactement 6 ans avant 2015 : c'est le
moment de se retrousser les manches :) Pour commencer, n'hésitez pas à faire
circuler ce message autour de vous.
Au plaisir de vous lire,
Le comité "Liège 2015"
PS : Nous avons besoin de votre soutien aussi sur le plan financier :
l'animation de la campagne va coûter des milliers d'euros dont nous ne disposons
pas à ce jour. Une asbl "Liège 2015" vient d'être fondée. Vos dons sont les
bienvenus sur son compte bancaire 860-1056921-88
22.000 cocus à Liège titre le
quotidien "La Meuse" en première page
Les jeunes promoteurs de Liège 2015 renoncent
à la consultation populaire qu'ils avaient gagnée haut la main
Voici la teneur du message
désabusé que le gestionnaire de Liège Culture 2015 leur a adressé sur leur
blogue.
Comment vous
en vouloir ?
Di Rupo et
son PS, Demeyer et ses élus PS et CDH vous ont eu au jeu qu'ils maîtrisent si
bien.
Ne pas écouter la populace (c'est le terme à employer pour désigner leur mépris
vis-à-vis des 22.000 signatures liégeoises),
mettre des bâtons dans les roues des projets qu'ils n'agréent pas
et utiliser les délais interminables pour éteindre leur possibilité de réussite.
Le seul
reproche à vous adresser est d'avoir accepté des "arrangements" qui ne
rencontrent pas l'esprit de votre action.
Car enfin,
le but à atteindre était bien d'avoir pendant un an un coup de projecteur sur la
culture passée, actuelle et future du Pays de Liège
et non la création d'une fondation "bidon" pour artistes émergents vivants sur
le compte
des finances communales, provinciales, régionales et communautaires (s’ils
tiennent leurs promesses).
Mais un
bravo particulier lorsque l'on parle de l'Eurégio. Ce bazar dans lequel on peut
se demander quelle est l'importance de Liège?
Pour les auteurs wallons (et il y en a à Liège), pour les écrivains français (et
il y en a aussi)
ce sera la réussite internationale de la non -compréhension et du non-intérêt.
Trois
conclusions à retirer de votre attitude soumise:
1° les
jeunes intellectuels liégeois n'ont plus le courage de leurs anciens,
toujours prêts à en découdre avec les dirigeants et les décisions injustes.
2° Ils ont
du pragmatisme à en revendre, ils voient bien le bâton. Mais aussi une naïveté
totale dans les négociations.
Ils acceptent toutes le carottes tendues fussent-elles, complètement pourries.
Si vous êtes
gentils, nous serons associés à la gloire de Mons en 2015 et de Maestricht en
2018.
Encore qu’aucune de ces deux villes n’est sûre d’être choisie. Des concurrences
impromptues peuvent se déclarer.
Cela ne fait
rien. Nous organiserons à Liège une exposition mondiale de l’eau. Comment ? avec
quel budget ?
Non, nous
vous offrons une fondation (comme pour les pauvres) où vous pourrez faire de
l’art émergent international.
De toutes façon, les promesses faites par les politiques n’engagent que ceux qui
y croient encore.
Il semblerait que vous y croyez vraiment.
2° Nos élus
ont des attitudes dictatoriales et une volonté d'empêcher l'immixtion de la
volonté populaire
dans leurs ententes de "petits copinages" au service de leur ego et de leurs
intérêts.
Il ne reste
qu'une solution pour les courageux et les révoltés par cette décision concoctée
en douce par le bourgmestre,
celle que j'ai préconisée dès le début créer d'une manière autonome Liège,
Capitale alternative de la Culture 2015.
(voir le site www.liegeculture2015.eu).
La Meuse de
ce matin titre sur le fait que vous avez réussi à créer 22.000 cocus et le
quotidien à parfaitement raison.
Mais rassurez-vous, Demeyer a fait mieux. C'est tout le Pays de Liège qu'il a
trompé au profit de l'empereur montois !
La vérité contre les affirmations partisanes
C’est le quotidien «
La Meuse » qui le révèle dans son édition de ce
mercredi 19 novembre, Elio Di Rupo n’est pas
contre la candidature de Liège au titre de
Capitale européenne de la Culture 2015.
Selon le
bourgmestre de Mons, l’accord 2004 autorise
toutes les villes du pays à poser leur propre
candidature. Il est vrai que dans le saupoudrage
politique des « capitales » wallonnes, si Namur
est capitale administrative, Liège capitale
économique, Charleroi capitale sociale, Mons en
est la capitale culturelle. Mais ce que personne
ne dit ou ne veut voir ici, il ne s’agit plus de
la Wallonie, ne de la Belgique, mais bien de
l’Europe pour un an.
Donc, notre brave
président du PS souffle le chaud et le froid
selon les vents qui animent l’opinion. En tout
cas, son message public devient démocrate.
Espérons que le message du président en
direction de ses hommes politiques liégeois soit
aussi clair et que l’ayant reçu, les élus
représentent enfin leurs concitoyens.
Quant à tous les
« anti-candidature » de Liège, ils devraient
cesser de proclamer « urbi et orbi » les
contrevérités émises sur le projet.
Liège est la
ville wallonne (et non pas une métropole comme
l’a déclaré le bourgmestre) la plus apte à être
magnifiquement préparée pour ce projet.
Liège possède un orchestre philharmonique
réputé, un opéra prestigieux, des dizaines,
sinon des centaines de troupes de théâtre,
d’orchestres variés allant de la musique la plus
récente au classique, en passant par la chanson,
des écrivains, des poètes, des sculpteurs, des
peintres, des cinéastes et aussi ce qui est pour
moi l’expression même de la culture populaire
des artisans de génie.
Pour 2015, Liège
devrait avoir sa nouvelle gare TGV et ses abords
terminés, son Mégamusée, sa Médiacité, le Mamac
(si les promesses sont tenues) ainsi que des
bâtiments au prestige recréé. Je pense notamment
au « Crowne Plaza Liège, le « cinq étoiles » que
la ville ne possédait pas encore. Tous ces
investissements humains et matériels ont besoin
d’un coup de projecteur pour prendre la
dimension qu’ils méritent.
Seuls les élus
liégeois (mais le sont-ils vraiment ?) PS et CDH
ne veulent pas le comprendre.
Alors ils parlent
des coûts entraînés par le choix pour la Cité.
Une mentalité de boutiquier qui investit tous
ses capitaux dans la création de son magasin,
mais refuse d’allumer son enseigne parce que
l’énergie consommée risque d’être ruineuse.
Ils parlent
d’investir à la place dans une grande exposition
de l’eau, mais cela ne risque-t-il pas de
ré-endetter la ville, bien plus lourdement ?
Ils parlent aussi
de relier Liège au titre européen que Maestricht
pourrait obtenir en 2018. Mais comment peut-on
être sûr que cette ville amie l’obtiendra et
d’autre part, ne serait-il pas mieux qu’en 2015,
Liège ouvre les portes de sa candidature à
Maestricht et à Aix-la-Chapelle, ses voisines de
l’Eurégio que l’on nous vend constamment comme
le futur économique de notre province mais qui
ne semble pas réussir à atteindre pleinement ses
objectifs.
Ils parlent aussi
de division des chances. Mais si une ville comme
Malines se présente, Mons a-t-elle une seule
chance de gagner, face à cette ville historique
et surtout située en Région flamande ? L’on peut
raisonnablement penser que le lobbying
nationaliste du nord du pays battra facilement
Mons.
Enfin, il faut
remarquer l’interview dans le même article de
Jean-Pierre Rousseau, français d’origine,
directeur de l’OPL (subsidié, bien entendu) et
président de la chambre française de commerce de
Liège. Pensez-vous qu’il se déclare « neutre»
dans cette ville qu’il dit aimer ?
Non, il ne
soutient pas la proposition. Mais qui lui
demande de se mêler d’une affaire purement
liégeoise ? Il refuse, nous dit le journaliste
de la Meuse, de s’engager dans des querelles
sous-régionalistes. Il préfère l’union avec Mons
pour contrer la résurgence d’une candidature
flamande. Et il précise que, de toute façon, les
institutions liégeoises seront impliquées dans
le projet montois. Il ajoute que Liège a de gros
chantiers culturels à mener à bien, que les
moyens ne sont pas extensibles, ni même garantis
et que l’engagement, à retardement, dans un
projet de “type capitale culturelle ” se ferait
au détriment des réalisations tant attendues.
Ce monsieur parle
comme le pape, mais il n‘a pas son
infaillibilité ? D’abord, la culture voulue par
l’Europe se veut populaire et fédératrice.
En quoi les
institutions culturelles liégeoises sont-elles
les seules concernées dans le titre de Capitale
Européenne de la Culture et pourquoi
devraient-elles se mettre au service de Mons
alors qu’elles sont prévues être au service du
Pays de Liège ?
Ensuite affirmer
que le développement d’un projet culturel
citoyen nuirait à ceux qui sont déjà en
réalisation où en prévision est un fumisterie ?
Au contraire, le projet profite de tous les
investissements locaux en cours et serait
l’accélérateur de leur développement puisque
2015 serait la date ultime d’achèvement de tous
ces chantiers.
Il ne faudrait
pas que ce monsieur nous apporte un parisianisme
que même les Parisiens supportent difficilement.
Les liégeois aiment la France, mais faut-il
nécessairement à cela accepter les dires des
donneurs de leçons ?
Liège 2015 a remporté une première victoire
Face au refus de Willy
Demeyer, bourgmestre PS de la Ville de Liège de présenter la
candidature de la ville au titre de Capitale Européenne de la
Culture en 2015 malgré le succès d'une pétition lancée sur Internet
et soutenue par de nombreux liégeois mais aussi des amis de Liège
situé partout dans le monde, malgré un conseil communal où
l'opposition s'est rangée dans le soutien du projet, de jeunes
liégeois ont continué le combat.
Il ont donc lance une
demande de consultation populaire pour avoir la réponse des citoyens
sur le projet. Le socialiste liégeois a mis pas mal d'inertie dans
la réaction de son administration pour avoir les documents
officiels, puis dernièrement lors de la présentation de plus de
16.000 signatures, il a refusé à nouveau, exigeant le nombre de
19.006, pourcentage légal pour la validité de la demande et a
lourdement appuyé son désir de faire vérifier par ses services la
validité de chaque signature. Un parfait démocrate apparemment !
Aujourd'hui, je suis
heureux de saluer la réussite du recueil du nombre de signature
nécessaire. Bravo à tous ceux qui, de près ou de loin on
réussit ce véritable exploit. Toutefois, il faut maintenant
contraindre le bourgmestre à une organisation intègre de la
consultation et ensuite à tenir compte du résultat obtenu s'il est
favorable. Rien n'est encore gagné, car tous les coups seront permis
du côté de ce socialiste, plus soucieux de ne pas déplaire à son
président de parti et bourgmestre de Mons que de satisfaire non
seulement ses habitants, mais ceux de toute la région sur laquelle
s'étend l'influence culturelle, économique et sociale.
Selon le bourgmestre de Mons, l’accord 2004 autorise toutes les villes du pays à poser leur propre candidature. Il est vrai que dans le saupoudrage politique des « capitales » wallonnes, si Namur est capitale administrative, Liège capitale économique, Charleroi capitale sociale, Mons en est la capitale culturelle. Mais ce que personne ne dit ou ne veut voir ici, il ne s’agit plus de la Wallonie, ne de la Belgique, mais bien de l’Europe pour un an.
Donc, notre brave président du PS souffle le chaud et le froid selon les vents qui animent l’opinion. En tout cas, son message public devient démocrate. Espérons que le message du président en direction de ses hommes politiques liégeois soit aussi clair et que l’ayant reçu, les élus représentent enfin leurs concitoyens.
Quant à tous les « anti-candidature » de Liège, ils devraient cesser de proclamer « urbi et orbi » les contrevérités émises sur le projet.
Liège est la ville wallonne (et non pas une métropole comme l’a déclaré le bourgmestre) la plus apte à être magnifiquement préparée pour ce projet.
Liège possède un orchestre philharmonique réputé, un opéra prestigieux, des dizaines, sinon des centaines de troupes de théâtre, d’orchestres variés allant de la musique la plus récente au classique, en passant par la chanson, des écrivains, des poètes, des sculpteurs, des peintres, des cinéastes et aussi ce qui est pour moi l’expression même de la culture populaire des artisans de génie.
Pour 2015, Liège devrait avoir sa nouvelle gare TGV et ses abords terminés, son Mégamusée, sa Médiacité, le Mamac (si les promesses sont tenues) ainsi que des bâtiments au prestige recréé. Je pense notamment au « Crowne Plaza Liège, le « cinq étoiles » que la ville ne possédait pas encore. Tous ces investissements humains et matériels ont besoin d’un coup de projecteur pour prendre la dimension qu’ils méritent.
Seuls les élus liégeois (mais le sont-ils vraiment ?) PS et CDH ne veulent pas le comprendre.
Alors ils parlent des coûts entraînés par le choix pour la Cité. Une mentalité de boutiquier qui investit tous ses capitaux dans la création de son magasin, mais refuse d’allumer son enseigne parce que l’énergie consommée risque d’être ruineuse.
Ils parlent d’investir à la place dans une grande exposition de l’eau, mais cela ne risque-t-il pas de ré-endetter la ville, bien plus lourdement ?
Ils parlent aussi de relier Liège au titre européen que Maestricht pourrait obtenir en 2018. Mais comment peut-on être sûr que cette ville amie l’obtiendra et d’autre part, ne serait-il pas mieux qu’en 2015, Liège ouvre les portes de sa candidature à Maestricht et à Aix-la-Chapelle, ses voisines de l’Eurégio que l’on nous vend constamment comme le futur économique de notre province mais qui ne semble pas réussir à atteindre pleinement ses objectifs.
Ils parlent aussi de division des chances. Mais si une ville comme Malines se présente, Mons a-t-elle une seule chance de gagner, face à cette ville historique et surtout située en Région flamande ? L’on peut raisonnablement penser que le lobbying nationaliste du nord du pays battra facilement Mons.
Enfin, il faut remarquer l’interview dans le même article de Jean-Pierre Rousseau, français d’origine, directeur de l’OPL (subsidié, bien entendu) et président de la chambre française de commerce de Liège. Pensez-vous qu’il se déclare « neutre» dans cette ville qu’il dit aimer ?
Non, il ne soutient pas la proposition. Mais qui lui demande de se mêler d’une affaire purement liégeoise ? Il refuse, nous dit le journaliste de la Meuse, de s’engager dans des querelles sous-régionalistes. Il préfère l’union avec Mons pour contrer la résurgence d’une candidature flamande. Et il précise que, de toute façon, les institutions liégeoises seront impliquées dans le projet montois. Il ajoute que Liège a de gros chantiers culturels à mener à bien, que les moyens ne sont pas extensibles, ni même garantis et que l’engagement, à retardement, dans un projet de “type capitale culturelle ” se ferait au détriment des réalisations tant attendues.
Ce monsieur parle comme le pape, mais il n‘a pas son infaillibilité ? D’abord, la culture voulue par l’Europe se veut populaire et fédératrice.
En quoi les institutions culturelles liégeoises sont-elles les seules concernées dans le titre de Capitale Européenne de la Culture et pourquoi devraient-elles se mettre au service de Mons alors qu’elles sont prévues être au service du Pays de Liège ?
Ensuite affirmer que le développement d’un projet culturel citoyen nuirait à ceux qui sont déjà en réalisation où en prévision est un fumisterie ? Au contraire, le projet profite de tous les investissements locaux en cours et serait l’accélérateur de leur développement puisque 2015 serait la date ultime d’achèvement de tous ces chantiers.
Il ne faudrait pas que ce monsieur nous apporte un parisianisme que même les Parisiens supportent difficilement. Les liégeois aiment la France, mais faut-il nécessairement à cela accepter les dires des donneurs de leçons ?